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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 23:33
"La mode est ce que l'on porte.
Ce qui est démodé, c'est ce que les autres portent."
Oscar Wilde










style by Mister Karl L himself


cosy au China...

*Lou Reed - John Cale / Coco avant Chanel/ China rue de Charenton






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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 19:30
"l'homme est l'avenir de la femme"
titre Natacha Polony

à Hyères semble-t-il c'etait une réalité...
men under construction....
love under construction...



special dedicace


erzart de butterfly chair - après la pluie


j'y étais


Après l'effort... le réconfort... les nuits de folï varoise...


un lundi au chaud dans le sud

retour à la case depart - festival - the end
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 19:38
"Ne possède chez toi rien que ce que tu ne trouves beau et rien qui te soit utile"
more or less William Morris

et maintenant, travaux pratiques : on range son dressing

un samedi à Hyères. le soleil est encore à la mode


festivaliers - bassin de verdure - Mallet Stevens - Hyères


le festival c'est aussi des expos... - Steven Meisel en perspective - Vogue Italia


SWASH - vision de foulards


SWASH - couronne de fleurs


signature du soleil - reflet sur photo


salle voutée -  Hyères


C'était bien Hyères - video lauréats


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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 18:53
"la peinture est un instrument de guerre"
Picasso

et la mode??!

revenante par delà la bloggo
encore entre deux Ô
renaissance incertaine
plus épurée sans peine
tranche de vie
....
photo, son, mouvement
quelques mots, verbatims & citations
tel est mon topo
...
et la mode


taxi pour Orly...



Orly pour Hyères...


Orly les Palmiers... pause jus d'orange fraise...


des pieds sans Palmiers - Hyères - festival


pied à pansement trendy... autoportrait


panorama hopperesque

festival de Hyères 2009, day one
let the sunshine in...
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 22:07
D'un créateur incontournable.. de la mode au delà de la mode

Je ne vais pas y aller par 4 chemins...
Vous aimez Martin Margiela? Courez à Anvers de ce pas!!!
Vous n'aimez pas parce que vous ne comprenez rien à Martin Margiela, mais? Courez encore plus vite à Anvers au Momu!!!
Bon, d'accord, si la question vous désintéresse complètement, je le déplore, vous passez à coté de quelque chose de grand, mais bon, total respect.. passez votre chemin.

Crédit photo : Zoé 7 ans, modèle sa cousine 6 ans, par hasard...

Bon, prenons, les 2 premiers cas de figure.
Imaginons que vous allez à Anvers avant le 8 février 2009.
Imaginons que vous passez devant le Momu, soit le musée de la mode d'Anvers.
Imaginons que vous décidiez d'y entrer.
Qu'est ce que vous verriez?
Vous verriez l'exposition qui va vous faire comprendre pourquoi vous aimez déjà tant La Maison Martin Margiela.
Vous verriez l'exposition qui va vous faire comprendre la Maison Martin Margiela, et qui va vous la faire aimer.

Je vous promets que bien exposer une démarche mode, ce n'est pas une mince affaire. Ca peut vite tomber à plat. Et encore faut-il que le créateur ait les épaules suffisantes.
Dernièrement, Lacroix a divinement mis en scène ces propres créations au Musée de la Mode à Paris. Parfaite réussite.
Suivi de l'expo dans le même lieu, sur Valentino. Là, par contre, je sais je suis dure, mais on se demande si ça valait le coup...

Bref, revenons en à nos moutons blancs de la MMM.
Oui, car tout est blanc là-bas. Enfin, en gamme de blanc.
Maison Martin Margiela, The Exhibition, MOMU, Antwerp fait une démonstration magistrale de la puissance des créations MMM, avec une promenade aussi ludique, que facile à appréhender et passionante. Scénographie de Bob Verhelst.

Cette promenade au pays de la MMM doit se faire à la lumière du livret fourni à l'entrée qui donne les clés de l'univers. Alors, je ne peux pas faire autrement qu'en citer quelques extraits.

Quelques définitions de la MMM :
"

Après ses études au département de la mode de l’Académie anversoise, Martin Margiela débute comme assistant chez Jean-Paul Gaultier. En 1988, il fonde la Maison Martin Margiela avec Jenny Meirens, et en octobre de la même année, il présente son premier défilé qui fit sensation. Il sème les bases d’un langage esthétique radicalement nouveau avec une silhouette  - élancée et aux épaules étriquées – en rupture avec le ‘power dressing’ des années 1980. Sa très grande discrétion – les interviews sont invariablement concédées au nom de la Maison et aucune photo du créateur n’est diffusée – contraste avec le  culte des stars dominant la scène de la mode des années 1980 et 1990.

Maison Martin Margiela doit sa célébrité surtout à son déconstructivisme, à son usage de matériaux de seconde main ou sans valeur. Son œuvre combine de façon particulière une coupe classique et un esprit conceptuel. Maison Martin Margiela montre l’intérieur d’un vêtement, dégage sa construction et se focalise sur les éléments souvent scrupuleusement cachés. Maison Martin Margiela révèle les stratégies du système, découvre »les règles de grammaire » de la mode pour élaborer à partir de là une création radicalement nouvelle. Il s’ensuit une analyse du système derrière la mode et qui se manifeste dans les différents aspects de la maison."


L'exposition est un parcours (initiatique?) de 26 pôles. Chaque pôle permet de mieux appréhender l'évolution de l'univers de MMM. Ce qui est ludique est de comprendre comment chaque création est empreinte d'un sens, mais de façon très accessible. Avec la MMM, on peut parler de mode conceptuelle, mais sans la connotation préjorative (car trop élitiste ou snob) que le terme concept peut avoir.
C'est ludique dans le sens où tout un chacun peut mettre des mots sur des éléments de l'univers.
Et c'est maintenant, que je comprends pourquoi de façon intuitive j'ai tant aimé Margiela. Il y a une réflexion dans sa mode, mais rien de snob. Le snobisme est ce qu'on en a fait , pas sa démarche...

Alors maintenant, on peut dire ce qu'on veut... que la participation de Diesel dans MMM laisse sceptique, que les rumeurs parlent d'un départ de Martin Margiela, que son parfum... Aujourd'hui, à cette heure H, j'aime. Demain, le temps nous le dira....

Voici quelques exemples des 1ers pôles...

1-Incognito
Oui, Margiela préfère rester incognito en réaction au système des supers stars de la mode qui prenait le pas sur la création. C'est aussi sa façon de souligner que c'est un travail d'équipe. Margiela dit toujours nous.
Ce choix de l'anonymat se traduit dans toutes ses créations : ses étiquettes blanches, le fait de recouvrir les meubles de drap blanc, les visages des mannequins cachés par des masques ou des franges, la blouse blanche du personnel, ...
Et si aujourd'hui, certaine comme moi, craque sur les lunettes "bandeau", et bien, sachez que ces lunettes sont références au scotch qui bandait les yeux des mannequins et au feutre qui masquait les yeux sur les photos de look books!


2. La peinture
Le fait de recouvrir certaines créations, les mures, les sols de peinture permet de mettre en avant le facteur temps. La peinture se patine, craquelle pour marquer l'impossibilité de nier l'histoire, et leur donne ainsi un caractère unique

4. Destroy
L'utilisation de matériau recyclé ou de pièces neuves en apparence rapée illustre le temps qui passe. Et crée ainsi des vêtements avec une nouvelle histoire.

6. Processus de conception
Vous avez peut-être vu certaines pièces de MMM avec des coutures apparentes, avec l'intérieur extérieure.... C'est sa façon de faire référence à la haute couture et de révéler l'histoire du vêtement.
Margiela est un excellent taileur qui possède une grande maitrise du métier.

9. A "Doll's Wardrobe"
Pour l'hiver 94-95, MMM a reconstitué une garde robe de poupée type Barbie, GI Joe, en gardant les proportions, avec des zips ou boutons démesurés. Excellent!

Bon allez, j'arrête là, car j'ai dû perdre 98% des mes lecteurs à ce stade... y'a-t-il encore un fan de Margiela dans la salle???

Demain quelques photos d'anvers, enfin du parcours mode.....
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 19:37
De photographies, de mode et de scénographie...



Cet après midi, en panne d'abonnement, j'achète le Vogue. J'ouvre négligemment le supplément, quand je réalise que c'est une magnifique présentation de l'exposition Patrick Demarchelier au Petit Palais. Je prends quelques secondes pour glappir de contentement, quand un éclair me heurte : comment ai je pu oublier de vous parler mode & photos ces dernières temps? Trop d'infos, tue l'info.. c'est un peu ce qui s'est passé depuis septembre, à base de salons, défilés à gogo, concours & co...
Bref, je dois avouer que j'ai été super contente d'être conviée à 2 inaugurations la semaine dernière : celle sur
Patrick Demarchelier, puis David Seidner à la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent Saint Laurent.

Aller au Petit Palais à la nuit tombée est déjà une expérience en soi. Le Palais est magnifiquement éclairé, on se croirait reine d'un jour à Cannes en montant l'escalier majestueux, sauf que là, c'est vraiment beau... et on entre dans les lieux.
Expo ou pas, il ne faut pas louper la visite de ce musée pour le cadre et sa collection permanente.

Aujourd'hui et jusqu'au 4 janvier, les photos de
Patrick Demarchelier sont judicieusement mélangés aux peintures classiques, en jouant sur des correspondances. Des portrait de Lady D là, un autre de Kate Moss ici, Natalia enceinte, etc.
C'est mal indiqué, mais n'omettez surtout pas de descendre au sous-sol où l'expo continue avec une salle entière dédiée au photographe. C'est là qu'on trouve une des particularités de cette expo.















Portées par Raquel Zimmerman,
Demarchelier a photographié les créations de 5 designers invités par la fédération du prêt-à-porter par la mairie de Paris, la ville de Paris et le syndicat de Paris. C'est la convention jeune création qui fête ainsi ses 5 ans avec 5 créateurs “Grand prix ville de Paris” : Sakina M’Sa, Seiko Taki, Elsa Esturgie, Margareth & Moi et Lefranc-Ferrant.


Mais ce que j'ai préféré, ce sont les couloirs où sont exposées les planches contact... et là, on se dit :"Yep, enfin, on va voir les ratés, y'a pas de raison, comme pour le commun des mortels, 1 sur 50 de bonne??". Well, ben, c'est là qu'on se dit que modèle et photographe, c'est un métier... Pfff, les filles sont à tomber sur toutes les photos, même les ratées!!!!!
Jalousie.....

Vous êtes toujours dans les parages? Alors vous n'êtes pas loin de la Fondation Bergé Saint Laurent.
David Seidner fut un des photographes attitrés des créations du maître pour ses campagnes photo. Décédé en 1999, la fondation lui rend un vibrant hommage en exposant son travail le plus personnel : sur le thème de
corps fragmentés, nus, portraits, et une incroyable séquence d’orchidées.
Cette exposition, plus petite, mérite le détour. Et sa scénographie. Une première salle dans le noir toute en horizontalité fait ressortir les photographies illuminées, et s'enchaîne sur une salle blanche toute en verticalité. Lire
ici l'article de Florence Muller.
Merci à Pierre de la communication de nous avoir si gentiment accueilli....
Jusqu'au 29 janvier...

En vous souhaitant une belle balade au pays de la photo...
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 15:02
De rock, de rock, une lampée de mode... et autres banalités (part 2 & fin)


Attention vos yeux, fidèles lecteurs: photos prises avec mon iphone, car cette gourde que je suis a trouvé de bon ton de laisser son appareil chez elle en ce jour béni des Dieux. Bref, indulgence , indulgence...
Et pourtant. Ces 3 adorables modèles chacune si parfaite dans leur style...


Il faisait beau en ce vendredi, mais mieux vaut se prémunir des soirées plus fraiches : un short, des bottes un peu vieillies, un gilet et le foulard.... Elle n'est pas trop jolie ma petite festivalière? Une ravissante poupée.


Rien que pour son sourire, irrésistible Julia. Enfin une (la seule) à qui j'ai pensé à demander son prénom. Où ai je donc la tête?


Et cette jeune fille a adopté la parfaite tenue cool, chic et personnalisée. La pink touch relève à la perfection la tenue qu'on aurait pu croire un brin classique. Moi je dis, chapeau bas, jolie demoiselle.

Il faut savoir qu'outre les concerts, il y a des activités incontournables à Rock en Seine.
Bien sûr comme ci-dessus le matage du festivalier tient le haut du pavé. Mais ce qui prime par dessus tout est .... la recherche de ses potes, ce qui occupe environ 10 min / heure + quelques opaques textos : "en face du poste du secours, 3ème arbre à gauche", "devant le stand Heineken, nan pas c'ui là, l'autre!", etc.
Ensuite, viennent ex-aequo le buvage de bière avec la pause pipi (lien de cause à effet).
Et bien, une fois tout ça réalisé, la musique apparait comme bien secondaire.
Je blague.
Un peu.

Voilà qui m'amène à parler (vaguement) rock... ce qui, au final, nous amène sur ces lieux (croit-on?). Alors disons que jusqu'au concert de The Roots, rien à signaler. Il est 18h30, et ca commence à chauffer, excellent.
Plus calme, écouter Katy Nash, dans l'herbe est tout aussi agréable.
Le concert de Justice se fait attendre, la foule est compact, s'amuse , puis s'énerve, et enfin s'excite au 1er son. Justice est là. Très marrant le coté extatique de ce type de concert, on se laisse prendre au jeu, galvanisant, même si je pense que les albums sont mieux produits que la scène. Le bruit court que Amy a encore annulé, ce qui répond à l'interrogation collective de la journée. Déception quand même.
On termine par le très bon concert de The streets dans la nuit étoilée.
Bilan, hummm, j'ai mieux aimé la programmation de l'année passée, mais c'est sûr vivement
l'an prochain!

*Si bien sûr, Garance et Géraldine était de la partie, j'ai aussi rencontré Jeune demoiselle et Miss Betty.
Je connaissais déjà
le jolie blog de la première, mais comment, jusqu'à présent, ai-je pu passer à coté de celui de la seconde ! Betty est une maestra du look, qui avec sa jolie frimousse sait autant combinée un esprit funky, qu'une touch de rock avec des silhouettes ultra féminines. Ok, vous devez tous la connaître, mais au cas où, allez y faire un saut, moi je suis bluffée!

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 00:36
Du rock, du rock, une lampée de mode.... et autre banalités (part 1)

Découvrez The Raconteurs!


Rock en Seine que du bonheur, une journée au soleil, rien à penser si ce n'est aller d'une scène à l'autre, commander une bière, larver entre pote... même si cette déjantée d'Amy Winhouse a encore annulée. Avant de débriefer une photo montage totalement rock, mais c'est tellement bon....



Voici encore un petit bout de Rock en Seine. J'ai un crush pour ce tatouage....


Mais si vous aviez vu celui qu'il m'a été refusé de prendre en photo. Je respecte et comprends tout refus. Et pourtant. Cet autre tatouage était d'une incroyable beauté : Grandiloquent! Une espèce de poupée ultra raffinée au milieu d'une toile d'araignée, entourée d'une grappe d'étoile, et se prolongeant avec une guirlande de fleurs. Cela occupait tout une partie du dos, de l'épaule.... et porté avec une robe zèbre. Bon, j'arrête de vous en faire un roman, peut pas vous le montrer.
Arrrgh.

A demain mes loulous pour d'autres photos du festival avec ses festivalier(e)s........
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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 11:51
De la transparence de l'art et autres considérations temporelles

Découvrez Björk!


Je procratine
Tu proscratines
Il procrastine
Vous procrastinez???

Hier, discussion de haute volée avec une amie par MSN.
Monamifutée :
… je préfère prendre ça à la rigolade, c'est que j'ai du boulot à procrastiner moi!
Moalaramasse:
A quoi? Procrastiner????
Monamifutée :
C’est mon mot préféré. Ca m'étonne grave que tu ne l'utilises pas tous les jours!!???
Ca veut dire "remettre à plus tard".
Je procrastine toute la journée, c'est mon boulot!!!
Littéralement "remettre au lendemain". Du Latin.
Proverbe Manchot: « Ne remet pas à demain ce que tu peux faire à une seule ».

Là je me gondole. Pas vous ?
Ca vous sidère le popotin de telles considérations littéraires, non ?! Comment ça non ?

Bon, ok, je suis peut-être la seule à ne pas connaître ce mot. En attendant, avouez qu’il est tordant, et puis tellement a propos…
Car oui, mes fidèles ! Je viens de découvrir que je procrastine à longueur de journée !
Et en particulier, je procrastine à fond sur mon blog. Oui, oui, demain, un nouveau post. Oui, oui, demain, j’aurai des choses délirantes de fashion intérêt à vous narrer…
Et bien Non. J’ai peu de choses délirantes -à part à titre personnel, mais ça c’est une autre histoire- à écrire, alors je procratine, je procrastine….

… jusqu’à ce jour où je suis allée faire acte de culture à la
Fondation Cartier.
Oui, mes fidèles, c’est la journée de la culture !

Ce jour, c’était hier, mercredi. Sachez que le mercredi la Fondation est free entrance. Ce qui forcément implique un peu de queue. Enfin, d’attente quoi. Bref, c’est rapide.
Je suis allée moultes fois à la Fondation, mais c’est la première fois que je la vois aussi décloisonnée. Hymne à sa transparence.
 
Le célèbre architecte Jean Nouvel (Prix Pritzker, et tout et tout), accessoirement auteur du bâtiment (et de l’IMA, et du musée du quai Branly, et….) a mis en scène cette rétrospective sur le fameux sculpteur César*.
Rien que pour apprécier la transparence du bâtiment, son architecture, les jardins, cela vaut le coup.

L’avantage de ce type d’expo est que ça ne fait pas trop mal à la tête, ni ne prend trop de temps. Pas besoin de passer une heure à faire semblant de cogiter devant chaque pouce ou chaque bouse…
 
Oups, pas bouse, mais expansion ! N’y voyez rien d’insultant, au contraire. En art, il faut savoir faire preuve de largesse d’esprit et surtout de second degré. Bouse est certainement la lecture primaire la plus commune. Enfin, de la « plèbe ».
Tout ça pour dire, qu’il est indispensable de lire les textes qui raconte le cheminement de César. Et c’est là que son travail prend toute sa dimension.
L’exposition se découpe en 3 parties : les empreintes humaines (avec ses pouces, seins,..), les expansions (les fameuses b…), et les compressions (rendons à César ce qui est au César ).
C’est l’occasion de rencontrer un César expérimentateur avec ses histoires de matières, de formes, de traces, de mélanges, de masse….
Entre arts appliqués et physiques appliquées, on peut parler de « physique de l’art » ?
J’avoue que j’apprécie son approche de « technicien » de l’art. Beaucoup d’humilité, même si ce n’est pas vraiment ce que le personnage dégageait.
Et une petite mention pour le bestiaire en fer que j’ai particulièrement apprécié.
Allez y, ouvrez vos chakras, et découvrez un César plus conceptuel qu’on a bien voulu le croire.
 


Bon alors mes fildèles, vous aussi vous procrastinez souvent?

*Rétrospective César, 10 ans après son décès :
Anthologie par Jean Nouvel 8 juil. › 26 oct. 2008 La Fondation Cartier pour l’art

**Très bon article sur César et cette exposition ici 

Crédit photos : blog ci-dessus
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 13:02

De l’intensité d’un regard et de la puissance dramatique

 

« J’ai posé une série de « non » : non aux jolies lumières, non aux compositions trop apparentes, non à la séduction des poses ou à la narration. Et tous ces « non » m’ont conduit à des « oui » : un fond blanc, un sujet qui m’intéresse, et le courant qui passe entre lui et moi »

                                                                                                                      Richard Avedon

L'an dernier, j'ai assisté à une présentation a l’IFM* où un intervenant, spécialiste en art contemporain, nous exposait sa théorie ou plutôt ses revendications sur la nécessite des actrices en publicité.

Son discours prenait pour exemple 2 publicités Chanel : entre une Nicole kidman sublime et sublimée, tout en drame au sens étymologique du terme, et une Julie ordon, hersât de Bardot dans une reprise du Mépris de Godard, il y a un gouffre que seule une vraie actrice comme Kidman sait creuser.




Il s'insurgeait sur le fait que les pubs s'obstinaient avec des mannequins, certes ravissantes, mais lisses, souvent sans odeur et sans saveur, et surtout n’ayant aucune capacité à la dramaturgie.

Sur le coup, j’ai trouvé ça un peu violent, après tout, elle était charmante cette Julie. Et puis à la réflexion, humm, oui, il y a une indéniable fadeur qui se dégage de ce remake...

En visitant l'expo Richard Avedon**, cette réflexion a refait surface d'elle même. Bizarrement, avec le modèle Susy Parker. Je ne me souvenais pas vraiment qui elle était. Actrice et un des premiers top model des années 50-60, elle fut le visage de Chanel.


C’est en voyant ce visage, ces expressions, que cette réflexion est revenue. Voilà une personnalité qui incarne la photo. C’est assez indescriptible, ça tient plus du ressenti, de l’émotion, mais là il se passe quelque chose.

Puis ensuite, il y a les portraits de Catherine Hepburn, celui de Marilyn.



Il y a un éclat, un regard, une attitude qui crée la présence. En fait, une personnalité qui crève la photo et que Avedon sait capter en maître. La capacité de l’acteur, du sujet à être…
Ici, Samuel Beckett.


« Un portrait photographique est l’image d’une personne qui sait qu’elle est photographiée. Une séance de pose est un échange d’émotions. L’image surgit de la rencontre de ces émotions »

                                                                                                                      Richard Avedon

Mais vous qui connaissez un peu l’œuvre d’Avedon, peut-être me diriez vous: « mais tu délires Marion, et quid de ses photos d'ouvriers, mineurs, serveuses dans sa série " In the American West" ? Cela ne  contrecarre-t-il pas un peu tes propos ? ».
Je parle de cette série où Avedon a eu pour commande de photographier d’illustres inconnus de l’ouest américain, en pleine récession économique début 80.



Donc là, nous avons affaire à tout, sauf à des experts de l’image. Et pourtant ces personnages sont empreints d’une émotion intense.
Mais n'est ce pas plutôt le talent lié à l’expérience d’Avedon qui lui a fait choisir et photographier les personnages les plus intéressants au meilleur moment? Ces portraits parlent de personnalité, de vie.
"Avedon immortalise au bon moment toute l'intensité psychologique qui s'en dégage".
D'où l'importance de la flamme du sujet, sa personnalité. Acteur ou inconnu peu importe. Ma boucle est bouclée.

Une dernier remarque sur les photos des mineurs et celles des ouvriers sur les gisements pétroliers. Incroyablement prenantes, détonantes. Rien que pour ces photos vous ne pouvez manquer cette exposition. Une espèce de sur-réalité in-croyable. Un monde inconnu.



Si un jour, on voit ça repris dans les défilés, je n’en serais pas étonnée… La mode est capable de s’inscrire partout………… Oups, Là John Galliano......
Ah oui c'est déjà fait?!!

 













« Mes photographies ne vont pas derrière la surface des choses. Elles ne vont derrière rien. Ce sont juste des lectures de la surface »

                                                                                                                      Richard Avedon

 

*IFM : Institut Français de la Mode 

** Exposition Richard Avedon, jusqu’au 28 septembre, Musée du Jeu de Paume, Paris, Concorde.

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